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LE 7H50 de Frédéric Touzellier : « On veut une relecture de notre contribution au budget des pompiers ! »

En colère... Dans le sud du département, des maires s'estiment lésés par le nouveau mode de calcul de leur contribution financière au budget du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).

Article d'Objectif Gard du 12-novembre-2018

Frédéric Touzellier, maire Les Républicains de Générac (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

 

Ces maires frondeurs refusent notamment le critère sur le seuil des 3 500 habitants, entraînant une hausse substantielle de leur participation financière.  

Objectif Gard :  Réunion secrète, mercredi après-midi, au Château de Générac... Quel était l'objet de cette rencontre ?

Frédéric Touzellier : Secrète pour vous, les journalistes ! Notre réunion fait suite à celle organisée, le 23 octobre, par la direction des pompiers du Gard avec les communes du sud du département (territoire de Petite Camargue, Rhôny-Vistre-Vidourle, pays de Sommières…). La direction nous avait alors présenté le nouveau mode de calcul de la contribution communale (*). À l’unanimité, nous avions refusé ces nouveaux critères, entraînant une forte hausse de nos contributions. Parmi ces critères, il y en a un qui n’est pas acceptable : le seuil des 3 500 habitants !

C’est à dire ?

Eh bien, pour ne pas pénaliser les petites communes, le SDIS a décidé d’augmenter fortement les contributions des communes de plus de 3 500 habitants. Pour Générac, ça représente une hausse de 150 % !  C’est énorme ! Même si c’est lissé, il n’est pas normal que nous soyons les seuls à contribuer comme ça…

Il y a toutefois un problème. Ces nouveaux critères réjouissent votre allié, le maire Les Républicains de Nîmes. Jean-Paul Fournier voit, lui, sa contribution baisser de 3 M€ !

C’est trop facile de dire ça ! La révision des critères a d’abord été mise à mal par la mairie du Vigan, puis celle de La Grand’Combe ! La participation de Nîmes était très élevée. On peut le comprendre… Nous ne sommes pas contre le Département, ni les pompiers. On dit simplement que les villes de moins de 3 500 habitants ne doivent pas moins contribuer que celles de plus de 3 500 habitants. Ce seuil est très arbitraire et ne doit pas exister. Nous voulons de l’équité !

L’équité, n’est-ce pas justement de ne pas étrangler les petites communes qui ont peu de ressources financières ?

Ce n’est pas parce que notre démographie augmente que nous avons un budget plus conséquent ! Nous voulons voir les autres simulations. Celles qui prenaient en compte d’autres critères. On s’est réuni mercredi mais demain, il pourrait y avoir d’autres actions.

Justement quelles sont vos marges de manœuvre ? Quel est votre rapport de force ? Le mode de calcul a déjà été entériné par le conseil d'administration... 

Nous ne sommes pas dans le rapport de force. Encore une fois, nous ne sommes ni contre les pompiers, ni contre le Département. Mais aujourd’hui, les finances de toutes les communes sont contraintes. Hier à Générac, nous étions environ 25 maires, je pense qu’on arrivera facilement à 40 ! Vous savez, une hausse de 25 000 € de notre contribution représente un point de plus d’impôt pour les habitants ! Il faut le savoir. Alors pour le moment, il n’y a pas de rapport de force. On veut être dans la discussion pour une relecture.

Propos recueillis par Coralie Mollaret

D’un montant de 28 M€ (soit 40% des recettes du SDIS, le reste étant assuré par la subvention annuelle versée par le département du Gard, NDLR), la contribution communale sert à financer l’activité des pompiers.

 
 
 

 

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