logo 03

  • Revue de presse
  • DES NOUVELLES DE… Frédéric Touzellier, maire de Générac

DES NOUVELLES DE… Frédéric Touzellier, maire de Générac

Article Objectif Gard du 29-avril-2020
Générac 1 800x508

Au centre, le maire de Générac en visite avec le maire de Nîmes et le premier adjoint nîmois au centre de tri Valréna (Photo : droits réservés)

Maire réélu de la commune et conseiller régional, l’élu Les Républicains gère la crise sanitaire sur son territoire. Frédéric Touzellier dit toutefois regretter le manque de communication de Nîmes métropole. 

La gestion de crise, Frédéric Touzellier y est malheureusement habitué. Les feux de forêt, l’été dernier, « m’ont enrichis sur la stratégie à mener et la prise de recul », commente le maire. Tous les jours, l’élu est à son bureau. D’ailleurs une bonne partie des agents du service administratif sont retournés à leur poste : « il nous faut anticiper la reprise, en montant des dossiers pour lancer des marchés. »

Si les effets ne se sont pas encore fait sentir, la crise sanitaire entraînera une crise économique. Pour en limiter l’impact, la commande publique, celle des mairies, des Agglos, du Conseil département ou régional, doit être au rendez-vous de l’investissement. À Générac, « nous avons lancé un gros marché de 500 000 € pour la voierie. » La municipalité continue, par ailleurs, de travailler sur le dossier de bourg-centre avec le Conseil régional.  

« Le confinement va nous coûter cher »

La crise sanitaire met au grand jour le rôle des élus locaux. Des élus de proximité à l'affût des besoins de leurs administrés. « À Générac, nous avons eu la chance d’avoir une grande solidarité entre habitants notamment pour les courses. Le portage de repas du CCAS a gardé son rythme habituel », constate le maire. Pas de dépense non plus pour les masques : « Ceux de Nîmes Métropole étaient payants (1€ par masque). Nous avons un réseau de couturières qui nous a confectionné 1 800 masques. Ils seront livrés entre le 6 et 7 mai. Nous avons découpé le village en cinq secteurs et les élus assureront la distribution, en commençant par les personnes vulnérables, les commerces et les soignants », fait savoir la municipalité.

Si la solidarité fait faire des économies, « le confinement va nous coûter cher », assure Frédéric Touzellier. La mairie a mis en place au sein du CCAS une aide alimentaire de 5 000 € « pour les personnes qui connaîtront des difficultés pour acheter à manger. Cette aide vient compléter le dispositif déjà existant. » L’autre coût que la commune doit supporter, c’est la désinfection des écoles et la mise en place de bornes pour les gels hydroalcooliques. « Les bornes, c’est 3 000 € ajoutés à 12 000€ pour sur un mois pour que les services scolaires fassent le ménage. »

Mardi devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe a livré quelques modalités sur la rentrée du 11 mai, comme le nombre d'enfants par classe (maternelle et école élémentaire), port du masque... « Nous allons sonder les parents de nos 400 élèves scolarisés dans le public, pour savoir qui rentrera ou non. Ensuite, mardi prochain, nous organiserons une réunion avec nos services pour la reprise », indique le premier magistrat.

Nîmes Métropole :  Frédéric Touzellier un peu amer…

Conseiller communautaire de Nîmes Métropole en charge des déchèteries, Frédéric Touzellier reste amer : « j’aimerai que l’on communique mieux. Sur l’ouverture le 4 mai des déchèteries, je n’ai pas été consulté alors que c’est ma délégation ! J’aimerai savoir si c’est le cas d’autres élus de l’Agglo… » Le maire pourra faire état de son opinion lors du prochain conseil communautaire de Nîmes métropole, prévu en juin, « après l’installation des nouveaux élus municipaux issus du premier tour », a indiqué au micro d'Objectif Gard le président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud.

En utilisant ce site web, vous nous autorisez à utiliser des cookies.